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Photographie stock ou Comment faire de l’argent avec ses photographies

Qu’est-ce que la photographie stock?

La photographie stock est une banque de photographies pouvant être utilisées dans les magazines, les journaux, les brochures, les sites internet, les emballages, les rapports, etc. Il existe deux grandes catégories: Licence de droit géré (Rights Managed ou RM) et Licence de libre droit (Royalty Free ou RF). La première catégorie est la plus ancienne et consiste à vendre les droits d’utilisation d’une photo au cas par cas. La deuxième est apparue au début des années 2000 avec la prolifération d’internet et des banques d’images. L’utilisateur acquérant la licence peut utiliser à sa guise la photographie mais tout de même dans un cadre stricte défini par les agences. Les licences de libre droit sont non-exclusives.

Le microstock est né avec la démocratisation d’internet. La première agence fut iStockPhoto fondée par Bruce Livingston en mai 2000. Trois facteurs principaux différencient les microstock des agences traditionnelles (aussi appelées Macrostock). Premièrement, les banques de photo s’approvisionnent directement par internet. Deuxièmement, l’éventail des contributeurs est beaucoup plus grand. Il n’y a pas que les photographes professionnels mais également des amateurs. Finalement, le prix de vente est beaucoup plus bas que les agences traditionnelles (de 0,25$ à 25$).

Comment débuter en photographie stock

Il y a plusieurs agences de microstock qui ont des processus semblables d’admission. En général, l’appliquant remplit un formulaire puis soumet entre 5 et 10 photos pour que l’agence étudie son dossier. Cette étape peut prendre de quelques jours à deux semaines environ.

Une fois la candidature acceptée, le photographe peut commencer à soumettre ses photos (ou illustrations). Il faudra d’abord mettre un titre, une description et des mots-clés dans les données IPTC de l’image. Chaque fois qu’il soumet des photos, celles-ci sont revues par une personne qui évaluera si elles ont un potentiel de vente, si la qualité technique est suffisante, si il y a des marques de commerces déposées qui n’ont pas été gommées, etc. Cette étape prend en général de 2 à 10 jours selon l’agence.

Chaque fois qu’une image est vendue, le photographe reçoit une commission variant de 30 à 70% selon l’agence. Quand il atteint un certain montant, l’agence paie les redevances par Paypal, Moneybookers ou autre.

Les cinq principales agences

  • Dreamstime : Agence conviviale qui est constante dans son évaluation des photographies. Bon endroit pour commencer. Commission = 50% du prix de vente. Particularité: Plus la photo est vendue, plus son niveau augmente et plus son prix augmente.
  • Fotolia : Agence française qui peut être difficile et variable dans son évaluation des photographies. La commission varie selon la quantité de photos vendues et selon si la photographie est exclusive à ce site ou si elle utilisée sur d’autres sites. Peu de vente au départ mais si on perce le mystère de ce qu’ils veulent, les ventes deviennent intéressante
  • iStockPhoto : Plus ancienne agence de microstock, c’est aussi la plus exigeante et difficile lors de l’évaluation des photographies. Elle traite très bien ceux qui sont exclusifs à l’agence et leurs photos sont revues en priorité puis sont privilégiés par leur moteur de recherche. Certains photographes réussissent très bien sur ce site comme Lise Gagné de Québec.
  • Shutterstock : Processus d’admission très difficile mais une fois accepté, la revue des photographie est plus facile et les ventes se font à la vitesse de l’éclair. Il est préférable de savoir ce que l’on fait avant d’appliquer pour cette agence.
  • StockXpert : Bon endroit pour débuter également. Pas autant d’achalandage que Dreamstime et le volume des vente est généralement plus faible mais ils sont aussi plus conciliants lors de l’analyse des photographies soumises.

Mon expérience après un peu plus d’une année de microstock

J’ai débuté en septembre 2007 après avoir lu quelques articles sur le sujet. Je dois avouer que je ne m’y connaissais pas du tout et les premières photographies refusées m’ont appris beaucoup. En un an, ma technique s’est amélioré énormément. Je sais maintenant beaucoup plus ce que les agences recherche et mon taux d’acceptation est maintenant très élevé à l’exception d’iStockPhoto mais c’est la normale pour à peu près tous ceux qui ne sont pas exclusifs avec eux.

J’ai soumis quelques photos à l’automne 2007 mais c’est au mois de mai 2008 que j’ai pris ça plus au sérieux. J’ai quand même fait plusieurs ventes au cours de l’hiver 2008 mais ce n’est qu’au début de l’été que celles-ci ont vraiment décollées. En mai 2008, j’ai commencer à soumettre plus de photos et plus régulièrement et c’est ce qui explique le nombre beaucoup plus élevé de ventes. J’ai maintenant un portfolio stock supérieur à 700 images ce qui n’est pas encore très élevé. Ce petit portfolio m’a tout de même permis d’aller chercher un revenu dans les 4 chiffres pour l’année 2008. Nous ne sommes pas encore rendu au milieu de 2009 et j’ai déjà presque dépassé ce montant.

En résumé, le microstock peut offrir un revenu d’appoint ou même un revenu principal pour le photographe ayant de bonnes connaissances de base et un peu de patience. Il y a une période d’apprentissage normale et monter un portfolio demande un certain temps. Enfin, comme dans bien des domaines, on en retire ce que l’on met. Yuri Arcurs disait récemment que pour arriver à son niveau actuel, il avait travaillé 60 à 70 heures par semaine pendant trois ans. L’an dernier, il rapporte des revenus de 1,3 million $US.

2009/06/01 - 03:08

Simon A.K.A Lord - Vraiment très intéressant ton article (et ton blog), Éric !

Ça me donne le goût de m’essayer à la photo stock…

Et hop ! Ton blog est dans mon blogroll ! A+ sur Q-N

2009/06/01 - 23:53

Eric Côté - Je t’encourage à essayer Simon. C’est beaucoup de travail au départ avec peu de résultats dans les premiers mois car il faut apprendre le fonctionnement. Mais c’est très gratifiant et les revenus sont aussi intéressants. N’hésite pas à me poser des questions, je te donnerai un coup de main. Je prépare aussi une série d’articles sur les différentes agences. Le premier de la série est ici.

2010/05/02 - 21:29

Jenny - Génial!

Ça me donne le goût moi aussi.

Je suppose que pour être acceptée, les images doivent être de plus en plus originales, parce qu’il doit déjà y en avoir des tonnes, non?

Je vais aller lire ce que tu as ajouté comme info pour la façon dont on soumet tout ça et je pourrais peut-être m’essayer.

J’ai lâché ma job comme technicienne de bureau et je veux faire de la photographie selon mes horaires… Ça serait peut-être une avenue intéressante pour un petit surplus de salaire, juste pour se gâter ;)

Merci

2010/05/03 - 01:37

Eric Côté - C’est sûr que si tu réussi à dénicher un créneau pas trop exploité et que les photos sont techniquement bonnes, c’est beaucoup plus facile d’en vendre. Tout ce qui est homme et femme d’affaires est tellement sur-saturé mais il y a toujours des gens créatifs pour trouver d’autres idées. La photo stock n’est pas facile (ni payante) au début car un certain temps est nécessaire pour comprendre les rouages du système mais je crois que ça peut faire un revenu d’appoint intéressant.

2010/05/09 - 22:56

Jenny - Si je me fie à ce que tu dis, même si c’était difficile au départ et qu’ils n’acceptent pas mes photos, le temps que je comprenne ce qu’ils veulent vraiment, ça ne veut pas dire que je serais barrée même si je me plante au départ par un manque d’expérience?

2010/05/09 - 23:32

Eric Côté - Exact.

2014/03/11 - 15:22

Steeve - Bonjour,

Je ne connaissais pas du tout mais ça donne vraiment envie ! Par contre, il est certain que des sujets (comme dit plus haut) sont saturés et sur-proposés. Du coup, y’a-t-il quelque part des indications sur ce dont ils ont besoin, ce qu’ils recherchent comme genre de clichés pour orienter un peu les sujets justement ?
Parce que perso je pourrais photographier tout et n’importe quoi sans pour autant que cela intéresse qui que ce soit.

2014/03/11 - 16:14

Eric - Il n’y a malheureusement pas de recettes miracles. tu peux regarder ce qui se vend le plus mais en même temps, le sujet est probablement bien couvert. Par contre, il y a toujours de la place pour des bonnes photos.

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